Kareta sabakuno suna Ame ga furi shimikon de
Tane ga inochi yadoshi Fukaku ne o hayashiteku
Saita hanawa Ai no hana to yobare
Tsuchi no ue no kodoku o shiru
Aisuru koto de umetakita mono Nakushitekita kokoro Yasashii itamito namida no kazu
Kurutta youni aishiau koto de kizutsuita mune ga Oshieta hontou no kodoku
Kotoba mo nai jidai Kanjou dake de wakachi ai
Tagai o motome au Sore ga ai no kigen
Nando nando Fukaku ikio shite mo
Mitasarenai kankaku
Dou shiyoumonai genjitsu ga futari no te o hikisaita
Maru de kore ga tsumika no youni
Tsuranuita yariwa akaku somari daichini tsukisasari
Miseshime no youni mi o sarasu
Hoto wa hitorija ikirarenai kara dareka sagasutame
Kotoba tenishita sore ga subete no hajimarisa
Aisuru koto de kizutsuku no nara mou nanimo iranai
Sonna kotoba Haitatte Hora mou Motometeru
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Qu'elles changent ?
Oui. Ce que j'apprécie, ce sur quoi je me base, tout semble prendre une direction différente de la mienne. Elles éclatent, se séparent toutes. Elle se disloquent, sont soufflées par le vent, de part et d'autre. Je dois faire mes choix, rapidement.
Sauver celles que je désire plus que tout, abandonner le reste. Je me demande... S'il est possible de choisir entre toutes ces "choses". Tout m'est important, puisque c'est là. Il faut que je me décide... Mais à trop attendre... Je vais tout perdre. Le temps est assassin, il nous dérobe petit à petit notre vie, notre jeunesse, notre innocence.
Seriez-vous capables de pénétrer cette tempête qui me ronge, qui nous ronge, et de nous aider ? De nous relever, de nous extirper de là, et de surtout, de nous aider à récupérer, à rassembler ces choses, chimères du passé ?
Bien sur que non.
Pourquoi ?
Parce que nous sommes nos propres tempêtes de sables. Tu le sais très bien, toi, n'est-ce pas...? Tu me comprends, peut être mieux que quiconque. Enfin. Plus que le simple fait d'être notre propre source de destruction, de déchéance, nous sommes obsédées par toutes ces choses que nous ne pouvons pas garder. Elles vont, au gré du temps, évoluent, changent. Comme tout sur cette planète, reste dans un cadre temporel. Mais nous, nous les voudrions intemporelles, éternelles. Contraintes de subir, parfaitement passive, au milieu de tout ça.
La vérité, c'est que cela est effrayant. Assises par terre, recroquevillées sur nous-mêmes, au bord de l'agonie, nous voulons juste de l'aide....?
Est-ce trop demander que de conserver pour toujours ces choses que nous aimons ? Est-ce saint de les voir éclater, définitivement ébranlées ? Que faire contre, à part... S'isoler, oublier, pleurer ?
Nous sommes définitivement impuissantes, terrées dans un immobilisme flagrant.
We're falling down.
H.
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